StarCraft ne sera plus un jeu de stratégie en temps réel. Lors de la cérémonie d’ouverture de la BlizzCon 2026, Blizzard a annoncé le retour de la licence, changeant radicalement les règles du jeu, avec une sortie prévue au printemps 2030. Fini les bases à construire et les unités à micro-gérer depuis une vue aérienne. La franchise devient un jeu de tir narratif en monde ouvert, et il faudra attendre près de quatre ans pour y jouer.
Le jeu s’appelle simplement StarCraft, sans numérotation, et renvoie les joueurs dans le secteur Koprulu, au sol cette fois, loin de la vue du dessus qui a fait la réputation de la franchise. Un choix de nom qui n’a rien d’anodin : Blizzard ne cherche pas à livrer une simple suite numérotée, mais à repartir sur des bases neuves. L’histoire se déroulera environ 70 ans après StarCraft II : Legacy of the Void, et la première cinématique place le Dominion au centre de l’attention. Un bond dans le temps suffisant pour rebattre les cartes entre Terrans, Zergs et Protoss.
- StarCraft devient un shooter narratif en monde ouvert au sol, abandon total du gameplay de stratégie en temps réel
- Dan Hay, ancien producteur de Far Cry chez Ubisoft, dirige ce projet révolutionnaire pour la franchise
- Le jeu sortira au printemps 2030 avec une histoire complète et autonome, sans abonnement ni battle pass
Un abandon net de la stratégie en temps réel
Le titre marque un véritable tournant par rapport aux racines de stratégie en temps réel de la franchise, en se concentrant sur un format boîte en solo plutôt que sur un modèle de service en direct. Pas d’abonnement, pas de saison à rallonge, pas de battle pass. Dan Hay a été explicite dans une interview à la presse coréenne, promettant un jeu avec « un début, un milieu et une fin définitive ».
Une promesse rare dans l’industrie actuelle. La plupart des grosses productions misent sur du contenu à rallonge pour amortir leurs coûts de développement. Ici, Blizzard fait le pari inverse : une expérience complète, vendue une fois, terminée une fois.
Le pari n’est pas neuf pour la licence. Il s’agit de la troisième tentative de Blizzard pour sortir StarCraft du RTS, après StarCraft: Ghost, un jeu d’infiltration développé pour PS2 et Xbox et finalement annulé, puis Project Ares, un second projet abandonné en 2019. Deux échecs. Un troisième essai, donc, mais avec une équipe et des moyens visiblement plus solides.
Dan Hay, l’homme de Far Cry, prend les commandes
Le projet est mené par Dan Hay, ancien producteur chez Far Cry, qui occupe désormais le poste de directeur général et directeur créatif du projet. Avant de rejoindre Blizzard en 2022, il a passé plus de dix ans chez Ubisoft, occupant plusieurs postes importants sur Far Cry, notamment sur Far Cry 3 et ses suites. Un CV qui parle de lui-même quand on regarde la direction prise par le nouveau StarCraft.
Sur scène, Hay n’a pas caché ses intentions. Il a déclaré que le titre plongera les joueurs « sur le terrain, dans la boue, dans le feu ». Une formule qui tranche avec des décennies de vue tactique surplombante, où le joueur commandait des armées entières sans jamais toucher le sol du champ de bataille.
Il ne travaille pas seul. L’équipe compte notamment Jeff Chamberlain comme directeur créatif pour l’histoire et le développement de la franchise, Steven Chen en tant que vice-président de Blizzard Animation, et Paul Lee comme producteur senior. Autant de vétérans internes censés garantir que l’ADN StarCraft survive au changement de genre.
2030, un horizon lointain et un calcul risqué
Quatre ans d’attente. C’est long, même pour Blizzard.
Annoncer un jeu quatre ans avant sa sortie reste inhabituel, même selon les standards de Blizzard, et Hay a directement abordé la question du timing lors d’interviews après la révélation. Le studio assume ce choix : mieux vaut informer tôt que de subir des fuites incontrôlées. D’ailleurs, l’existence du projet avait déjà été révélée par le journaliste Jason Schreier dans son livre Play Nice, qui expliquait qu’une équipe dirigée par Dan Hay travaillait sur un nouveau shooter StarCraft. Le secret ne tenait plus qu’à un fil.
Le flou reste toutefois total sur les détails techniques. Blizzard n’a pas détaillé les factions jouables, la structure des missions, le support coopératif, le multijoueur compétitif ou les systèmes de progression, ni la liberté d’exploration laissée aux joueurs. Un logo Xbox est apparu dans le matériel promotionnel, mais Blizzard n’a pas confirmé la liste complète des plateformes de sortie.
La comparaison avec d’autres sorties très attendues n’est pas favorable. L’annonce anticipée de Hay, quatre ans avant la sortie et sans la moindre séquence de gameplay, comporte un risque : Cyberpunk 2077 et Starfield ont tous deux montré ce que de longs délais peuvent faire à la gestion des attentes. Un précédent que Blizzard connaît mieux que quiconque.
StarCraft dormait depuis longtemps. La franchise était restée largement en sommeil depuis l’arrêt du développement de nouveau contenu payant pour StarCraft 2 en 2020, même si le studio continuait d’affirmer que la licence avait encore un avenir. L’histoire du nouveau jeu suit d’ailleurs déjà un premier personnage : une cinématique sombre met en scène une recrue terran nommée Holt, sans qu’aucune séquence de gameplay n’ait été montrée. Un visage humain pour incarner le pari le plus risqué de la licence depuis sa création en 1998.
Sources : kingofgeek.com | 4wearegamers.com

