Un clic sec sous les doigts, un retour de touche qu’aucun écran tactile ne pourra jamais imiter. Voilà ce que promet le prototype dévoilé lors du CES 2026 à Las Vegas : un smartphone qui fait glisser un clavier physique complet depuis sous sa dalle, vingt ans après l’âge d’or du BlackBerry. La marque Clicks Technology, déjà connue pour ses coques-claviers, a présenté son Communicator, un appareil pensé pour ceux qui en ont assez de taper sur du verre plat.
À retenir
- Un smartphone avec clavier physique coulissant surgissant de sous l’écran : voilà la promesse du prototype CES 2026
- À 499 dollars (399 avec précommande), le Communicator est pensé comme un appareil secondaire minimaliste, pas un flagship
- Les premières livraisons sont attendues au quatrième trimestre 2026, mais les prototypes actuels montrent encore des ajustements à faire
Un mécanisme qui ressuscite l’ère BlackBerry
Clicks a dévoilé le “Communicator”, un smartphone compact sous Android 16 doté d’un clavier physique, accompagné d’un nouveau “Power Keyboard” MagSafe présenté au CES 2026. L’idée n’est pas seulement esthétique. Clicks débarque au CES 2026 avec le Communicator, un smartphone à clavier physique qui ressuscite l’esprit BlackBerry. La ressemblance ne doit rien au hasard : selon PCMag, Clicks a fait appel à un designer issu de l’équipe originale de BlackBerry pour peaufiner la sculpture des touches.
Le détail qui donne tout son sens au titre de cet article, c’est bien le mécanisme coulissant. Au CES 2026, Clicks a lancé le Power Keyboard, un accessoire qui se fixe aux smartphones via MagSafe ou Qi2.2 et propose une expérience de clavier coulissant façon BlackBerry. Concrètement, les touches surgissent littéralement de sous l’écran quand on fait glisser le module, un geste qui n’est pas sans rappeler les vieux Sidekick ou les Nokia à clapet. Clicks Technology relance le clavier physique du téléphone avec son modèle magnétique QWERTY qui se clipse sur les téléphones, un accessoire que le co-fondateur Jeff Gadway décrit comme “one keyboard for all your smart devices”.
Le Communicator, lui, va plus loin qu’un simple accessoire. Il s’agit d’un smartphone compact conçu entièrement autour d’un clavier physique tactile, que Clicks présente comme un “appareil secondaire” dédié à la messagerie plutôt qu’au défilement infini de contenus. Un positionnement assumé, presque provocateur à l’heure où chaque marque cherche à maximiser le temps passé devant l’écran. Petit clin d’œil nostalgique qui a son charme : l’appareil intègre aussi un “Signal LED” personnalisable, une diode de notification qui indique qui vous contacte sans avoir à allumer l’écran, une fonctionnalité disparue depuis les débuts d’Android.
Des caractéristiques qui restent modestes, un objectif clair
Ne vous attendez pas à un foudre de guerre technique. L’appareil tourne avec une puce MediaTek 5G gravée en 4 nm, épaulée par 8 Go de RAM et 256 Go de stockage, extensible par microSD jusqu’à 2 To, le tout alimenté par une batterie silicium-carbone de 4 000 mAh compatible charge filaire USB-C 18W et sans fil Qi 15W. Rien qui puisse rivaliser avec un flagship récent, et ce n’est pas le but. D’ailleurs, un média spécialisé le résume sans détour : Droid-Life qualifie l’appareil de “very mid-range Android phone” en matière de fiche technique brute, une description honnête.
Deux détails de conception méritent qu’on s’y attarde. D’abord, la large barre d’espace dissimule un capteur d’empreintes digitales exactement là où repose naturellement le pouce, et l’ensemble du clavier est capacitif, ce qui permet de faire défiler les pages en glissant sur les touches sans jamais toucher l’écran. Ensuite, côté logiciel, l’appareil tourne sous Android 16, ce qui lui permet de faire fonctionner n’importe quelle application Android, et Clicks s’est associé au lanceur minimaliste Niagara Launcher pour organiser l’écran d’accueil.
Le calendrier de développement, lui, illustre bien la réalité d’un prototype qui n’en est encore qu’à ses débuts. Le CES 2026 n’a montré que des maquettes non fonctionnelles ; dès le deuxième trimestre 2026, des prototypes opérationnels géraient déjà les appels, la messagerie et la navigation dans les applications, avec des certifications prévues au troisième trimestre et une livraison aux premiers réservataires visée pour le quatrième trimestre 2026. Un journaliste présent sur place a d’ailleurs tempéré l’enthousiasme ambiant : TechCrunch a noté que les touches du prototype semblaient légèrement moins tactiles que ce que promet le matériel final, un point à surveiller pour ceux qui espèrent retrouver le clic caractéristique des BlackBerry dès le premier jour.
Combien ça coûte, et pour qui ?
Le prix se veut accessible sans être bradé. Le tarif de vente s’établit à 499 dollars, avec des réservations anticipées ramenant le prix effectif à environ 399 dollars via un système d’acompte, même si les mécanismes exacts restent susceptibles d’évoluer selon le suivi communautaire. Pour ceux qui préfèrent garder leur téléphone actuel plutôt que d’en changer, l’option accessoire existe aussi : Clicks propose également un clavier physique coulissant séparé à 79 dollars, compatible avec n’importe quel appareil.
Trois profils se dessinent clairement pour ce genre de produit. D’anciens fidèles de BlackBerry qui regrettent la précision tactile, des minimalistes numériques cherchant un téléphone qui ne dévore pas leurs soirées, et des amateurs de formats compacts lassés de trimballer des dalles de verre de 6,8 pouces. Ce n’est clairement pas un concurrent direct des derniers Galaxy ou iPhone, et l’entreprise ne prétend d’ailleurs pas jouer dans cette cour.
Clicks n’est pas seule sur ce créneau retrouvé. Au même salon, la marque iKKo a présenté un smartphone au format carte de crédit, le MindOne, accompagné d’une coque-clavier à enclencher qui fait revivre la frappe tactile, un dispositif modulaire construit autour d’un clavier physique introduisant un véritable outil de saisie QWERTY qui se fixe magnétiquement. Signe que la tendance dépasse le seul cas Clicks : plusieurs fabricants parient désormais sur l’idée que taper sur du plastique reste plus rapide, et surtout plus fiable, que taper sur du verre. Reste à voir si les consommateurs suivront au-delà du cercle des nostalgiques, ou si ce retour aux touches physiques restera une niche séduisante mais confidentielle, comme l’ont été avant lui les derniers BlackBerry Key2 et autres Unihertz Titan.
Sources : francemobiles.com | lecontrechamp.fr


