En France, seuls Adobe, monday.com et Wispr AI sont annoncés comme disponibles, en anglais uniquement. Trois applications sur les quatorze que Google vient de brancher à Gemini, soit un peu plus d’un cinquième du lot.
Le déploiement a commencé mercredi 23 septembre 2026.
Cette nouvelle vague couvre la productivité, la création et le quotidien. Adobe, monday.com, Wispr AI, Linear, Airtable, Peloton ou encore SeatGeek figurent parmi les partenaires. Le principe : Gemini agit à l’intérieur de ces services. Il peut retoucher une photo dans Photoshop, bâtir un programme d’entraînement ou vérifier un score de crédit chez Experian. Reste à savoir qui, de ce côté-ci de l’Atlantique, peut réellement s’en servir.
- Seulement trois applications sur quatorze sont disponibles en France : Adobe, monday.com et Wispr AI
- Les 14 applications ne fonctionnent qu’en anglais pour tous les utilisateurs, peu importe leur localisation
- Dix applications restent réservées aux États-Unis et deux autres limitées à l’Inde
Dix applications restent cantonnées aux États-Unis
La page d’aide de Google est sans ambiguïté. Airtable, Linear, PandaDoc, Picsart, Squarespace, Webflow, Experian, Peloton, SeatGeek et Apartments.com sont réservées aux utilisateurs américains, en anglais. Les applications Zoho, elles, sont limitées à l’Inde.
Pour les autres pays, la liste se réduit donc à trois noms. Pour ces trois-là, Google précise les pays où Gemini et le service concerné sont tous deux pris en charge. Adobe joue dans une catégorie à part : l’éditeur revendique une disponibilité mondiale, sur toutes les formules de Gemini, avec un compte Adobe qui peut être créé gratuitement.
Une contrainte s’applique à tous, sans exception.
D’après le tableau de Google, les 14 applications ne fonctionnent qu’en anglais et uniquement pour les utilisateurs de 18 ans ou plus. Le français n’est donc pas au programme, y compris pour les trois applications ouvertes à la France. Pour un chef de projet qui pilote ses tableaux monday.com en français, cela veut dire formuler ses demandes à Gemini en anglais. Pour une équipe créative sur Adobe, même règle.
Activer un connecteur : deux minutes, un réglage à vérifier
L’activation se fait via les paramètres de Gemini ou directement dans le chat avec la commande @. Dans la version française de l’aide, Google explique qu’il suffit de nommer l’application ou de saisir @ suivi de son nom dans le prompt. Si le compte n’est pas encore associé et que vous y êtes éligible, une option de connexion s’affiche alors.
Un paramètre bloque pourtant bien des utilisateurs. Il s’agit de « Conserver l’activité » (« Keep Activity » dans l’interface anglaise). Lorsqu’il est désactivé, les Applis connectées ne sont pas disponibles sur gemini.google.com, sur iOS ni sur les montres connectées. Sur Android, le réglage laisse seulement passer quelques applications système comme Téléphone, Messages et WhatsApp.
Côté vie privée, un détail mérite d’être connu avant de connecter quoi que ce soit. Déconnecter une application par la suite n’efface pas ce que Gemini a déjà enregistré.
Le français arrivera-t-il ? Le précédent Gemini Live
Google a déjà fait fonctionner Gemini en anglais d’abord, avant d’élargir. En octobre 2024, l’entreprise annonçait connecter davantage d’outils Google (Agenda, Tâches, Keep), en anglais uniquement pour le moment. Dans la foulée, Gemini Live était étendu sur Android à plus de 40 langues, dont le français. Rien n’indique que le même schéma se reproduira pour ces 14 connecteurs, mais la mécanique existe.
Ce découpage géographique n’a rien d’une nouveauté pour l’assistant. Gemini a été déployé sur les enceintes Google Home dans 16 nouveaux pays, dont la France, à partir d’avril 2026. Cette fois, l’écart se joue sur les partenaires : un service américain comme Peloton ou Experian n’a pas forcément d’offre équivalente en France, ce qui explique en partie la restriction.
Pour suivre les évolutions, le tableau de disponibilité de l’aide Gemini reste la référence. Il détaille, application par application, le type de compte requis, l’âge minimal, les zones géographiques et les langues prises en charge.
Sources : notebookcheck.net | blog.google

